Comment je suis tombé amoureux de Marseille

Disclaimer

  • This post is written in French. Marseille is a French city, and I think it makes sense to write over it in French. In addition, I like the language (and some people) and I wanted to give it a try (writing in a different language is always a challenge).
  • For those who don’t understand French, you can use an online translator: English | Catalan | Spanish.
  • This post is long. It took me a while to write it, so please take your time, and excuse my orthography (I haven’t revise it properly yet).
  • I hope you will enjoy reading it, and that you will visit this beatiful city and find out for yourself.

Comment ai-je pu tomber amoureux de Marseille?

C’est simple. Marseille est près de la mer et de la montagne. Il fait beau. Les gens sortent et font la fête. Bref, on respire le Méditerranéen.

Le voyage

Au début, j’ai presque raté mon vol. L’histoire de toujours. J’ai bien regarder les horaires, et j’ai prévu un train en avance, mais je suis arrivé trop tard. Alors j’ai pris le deuxième. Pourtant, je n’ai pas pris l’Intercity qui devait m’emmener jusqu’à Eindhoven, mais un Stoptrein, qui s’arrète à toutes les gares. J’étais en train de lire mon polar La part du mort, et je ne m’en suis pas aperçu. C’est à Breda que le train c’est arrêté. Alors, je me suis énervé un peu. Le train partait à 19h11, et arrivait à Eindhoven à 20h04. Le temps juste de prendre le bus pour arriver à l’aéroport à 20h30. Mon vol partait à 20h55. Donc, je n’avais pas trop de chances de le rattraper. J’ai même penser à prendre un taxi pour sauver quelques minutes, mais quand j’étais à la gare, je suis quand même monté sur le bus. Il partait à 20h08. Ces 4 minutes ont été très longues. Je regardait ma montre tout le temps, mais je ne pouvais pas l’arrêter. À 20h27, j’ai commencé à me déshabiller dans le bus pour gagner du temps au control de sécurité. Dès que le bus est arrivé, j’ai descendu et couru vers le control. J’ai eu chaud. Il y avait encore du monde. Je suis allé aux toilettes, et j’ai passé de justesse.

– Oufff!

Le vol a été acceptable. À coté, j’avais deux hollandais amoureux qui buvaient du vodka en sacs de plastic. À vrai dire, ils n’étaient pas trop sympa. Je me suis concentré sur mon livre, et seulement à la fin du voyage je me suis en peu endormi. On était vraiment étroit dans cet avion de Ryanair.

À l’aéroport, j’ai trouvé facilement la navette qui devait m’emmener jusqu’à Marseille, et j’ai envoyé un SMS à Toni pour l’avertir de mon arrivée. Il était presque 23h. À bord, je me suis rendu compte que j’étais bien en France. J’ai bien aimé d’écouter les nouvelles par la radio en Français. J’ai aussi profiter pour manger mes casse-croutes et regarder en peu le paysage, mais on ne voyais rien d’intéressant par la fenêtre.

Gare St Charles Marseille

La gare St Charles est grande et propre. Je m’y suis promené pendant que je cherchais mon copain Toni. Dehors, j’ai pris ma première photo de Marseille, Notre Dame de la Garde illuminé. Après les dix minutes de rigueur, je l’ai appelé, il m’attendait dehors, à l’arrêt des navettes. On s’est embrasé, ça fait plaisir de rencontrer des amis!!! En plus, on a pu bavarder en mallorquí, sans que personne puisse comprendre ce qu’on disait. 😉

La résidence n’est pas mal. Le seul défaut, à mon avis, ce sont les WC. Un peu rudimentaire, je dirais. On se croit dans une prison. Pas de papier, et pas de couvercle où s’assoir. Les chambres sont petites, mais il y a tout ce qu’il faut: douche, cuisine, lit, armoires et bureau. L’espace est très bien distribué, et suffisant pour une personne. Je me suis reposé du voyage, et on a bavarder jusqu’à plus de minuit avec une bonne tasse de thé. Après, on a décidé de sortir avec ses copains espagnols.

La nuit marseillaise

On a d’abord visité les quartiers plus populaires pendant la nuit. J’ai bien noté que ici les gens sortent dehors pour boire et parler. Les rues sont pleines de personnes de toute sorte. Marseille est bien multiculturelle! En plus, on ne se sent pas en “danger”. Marseille est une ville avec une certaine “réputation” de saleté et de délinquance, mais mon expérience est bien positive. Il faut faire attention, bien sûr, mais c’est comme dans toutes les grandes villes. La présence policière joue un rôle important là dessus.

Bref, on s’est promener en cherchant les espagnols. On les a enfin trouvé en milieu de la rue. Un nombreux groupe qui s’est présenté très sympa. On a tout de suite rentré dans le pub Underground, qui appartient à un ami. Là on a rencontré un musée de jeux vidéo anciens. Je ne croyais pas mes yeux. Il y avait un Mac à disques de 5.25 et un Atari connecté à un vieux téléviseur. Des gens jouait avec enthousiasme, et on a parlé avec le propriétaire des consoles. Il avait chez lui encore plus de jeux. Il était ravis de voir que l’on aimait bien ces machins. J’ai essayé une partie et j’ai réussi quelques points, mais très loin du “top 5 score”. De l’autre côté, de la musique “techno”, un peu trop répétitive. J’aime bien la musique électronique, mais celle-là était vraiment insupportable. C’est pour ça qu’on a quitté le pub et on est allé au Trolley Bus, une disco avec trois salles (ou caves) différentes. On pouvait choisir entre techno, rock et latin. Le décor était super, et même s’il y avait beaucoup de monde, on pouvait bien bouger. J’ai passé une très bonne soirée, et on a dansé jusqu’à 5h30 du matin. Après on a pris le métro et on est allé se coucher et faire dodo.

Carnaval

Le lendemain, je me suis réveillé à 9h du matin (!). Oui, je sais, c’était trop tôt, mais il y avait déjà du soleil, et j’avais envie de me promener. Je suis allé faire mon pipi règlementaire, et j’ai écrit des notes sur mon journal. Après, j’ai essayé de dormir un peu plus, mais j’étais trop nerveux. Je ne comprenais pas encore qu’ici, à Marseille, quand il fait beau, ça dure toute la journée. Le temps ne change pas si vite comme aux Pays-Bas. À midi, j’ai réveillé mon copain. Je ne pouvais plus attendre. On a préparé un délicieux déjeuner, et à 14h30 on étaient prêts pour aller au carnaval de Marseille, au Prado.

Carnaval Pile et Face

Le défilé commençait du Rond Point du Prado et finissait au parc Borély. On s’est mit a prendre des photos des charruages et des personnes qui défilaient. Chacun avec son appareil. Il y avait des costumes bien originelles! 🙂

Carnaval Pile et Face - Samba

J’ai surtout aimé la batacuda et la danse de samba. Presque tous les Marseillais sont sortis voir le défilé. À la fin, il y a eu un peu de confusion. Trop de monde pour rentrer dans le parc, et ont a dû abandonner les lieux en vitesse.

Quand on a eut l’occasion, on est partis vers la plage du Prado. Nous nous sommes assis sur des rochers, et on a regarder la mer. J’ai bien aimé cet instant de tranquillité. J’aurais pu rester là, regardant les bateaux et sentant les vagues rompre sur les rochers, toute la journée. À ce moment là, j’étais déjà amoureux. Le soleil resplendissait en haut, et au fond, on appréciait, tout petit, le château d’If. Je ne savais même pas qu’il se trouvait à Marseille. On a décidé qu’il fallait le visiter. Derrière nous, un jeune garçon jouait avec un comète. J’ai penser tout de suite au film “The Kite Runner”.

Plage du Prado

Et après ces moments de bonheur, le cauchemar. On a pris des heures pour rentrer au centre ville! Les bus étaient toujours pleins, et le métro… il y avait tellement de monde que j’ai préféré de marcher ou d’attendre un bus. Je n’aime pas les foules, et surtout pas sous terre! On a marché le long de l’avenue du Prado plusieurs fois, et on a enfin décidé de prendre le bus 19, qui circule le long de la corniche. On a pris la bonne décision. J’ai bien aimé le voyage, même si le bus était plein. On s’est mis sur un côté, et personne ne nous dérangeais. De temps en temps, je me mettais sur la pointe des pieds, et je regardais par la fenêtre d’en face. Je ne voyais pas grand chose, mais il suffisait pour me faire une idée. La corniche est fantastique. En plus, les gens dans le bus étaient sympa. J’ai fait connaissance d’une famille arabe, et d’une vielle dame qui était à côté de nous. On a parlé un peu. Des simples commentaires, mais ça m’a rendu heureux de me communiquer avec des Marseillais.

À la fin du trajet, vers 20h, on a rencontré nos copains espagnols, qui étaient en train de manger un sandwich avec des frites, très populaire ici. On s’est arrêté au Shamrock, un Irish pub qu’ils fréquentent, pour boire une bière fraiche et organiser la journée de dimanche.

Atardecer en Marsella

Les îles du Frioul

Il est 8 heures du matin. L’heure convenue est 9:30 en bas. On a pris tout ce qu’il faut, même une bouteille de vin rouge pour le déjeuner. Nous sommes un peu en retard, mais quand nous sortons de la résidence, il n’y a encore personne. On attend 5 minutes et le reste de l’équipe apparait.

– On y va!

Pour ne pas rater le bateau qui va nous emmener aux îles, on se séparent en 2 groupes. Les uns vont acheter le déjeuner, pendant que les autres vont acheter les billets et des serviettes de plage. Quand nous arrivons au Vieux Port, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls. Il y a plein de monde qui veut aller sur les Îles du Frioul. Bien sûr, c’est dimanche! Pas la peine de s’énerver, il faudra attendre encore une heure. Je profite pour regarder le port et le marché. On sent l’odeur du poisson frais. Ça sent bon! Les pécheurs nettoient le poisson et jettent les détritus dans la mer. Je suis content. Je vais acheter des oranges que j’ai oublié tout à l’heure.

Fish market Vieux Port

Après un café bien cher, on embarque. Il est difficile d’avoir une place, mais on réussi quand même à s’assoir, et à l’abri du vent. Les touristes prennent des photos. Moi, je regarde et je sent l’air frais frapper mon visage.

Le puit du Château d'If

Le château d’If est magnifique. Je ne m’attendais pas à découvrir ce monument historique. J’ai lu l’histoire du Conte de Montecristo plusieurs fois, et j’ai envie de la relire encore une fois. On a passé deux heures sur la petite île d’If. Je suis rentré dans la cellule de Dantes, et on a lu des intéressantes informations.

Château d'If et calanques

Après on est parti vers les ïles de Pomègues et Ratonneau, unies par un digue (?). On a mangé sur des rochers, avec un voilier au dessous. Et après on est allés sur la plage de St Estève, ou j’ai nagé pour al première fois cette année. L’eau était fraiche, bien sûr, mais il faisait si beau que je n’ai pas hésité un instant. Je crois que ça a été un des meilleurs moments de la journée. Ensuite on a joué avec un ballon, on a pris le soleil, et enfin on s’est promené autour de l’île. On s’est tellement bronzé que Miguel et moi étaient rouges comme des tomates.

Découvrir Marseille à pied

Le lundi, Toni devais travailler sur son projet, donc j’ai décidé de visiter Marseille pour moi même. D’abord le Vieux Port, avec ses bateaux de pêche, quelques en réparation. J’ai regardé la Catédrale de la Major de loin. C’est la seule chose que j’ai trouvé moche. Je crois que Napoleón l’a faite construire après avoir gagné une bataille. Après je me suis promené par des petites ruelles étroites et toujours en montant. J’ai enfin trouvé la Vieille-Charité, et j’y suis entré pour visiter. On y respirait une tranquillité et un silence impressionnants. Quelle paix! J’y suis resté une bonne demi heure, et je suis monté au troisième étage. De là haut j’ai fait quelques photos, et après j’ai continué mon chemin. Un signal a l’envers m’a choqué.

À 13h02, j’étais épuisé, et j’ai décidé de m’arrêter pour déjeuner. Je n’avais pas envi de manger un sandwich, mais je n’avais pas le temps d’aller au resto. Alors je suis allé dans un fast-food Italien. J’ai demandé des pâtes carbonara, mais en faite je les voulais à la bolognese. Je me suis trompé! J’ai profité pour écrire des notes sur mon petit cahier, et décrire les émotions du voyage:

“Marsella m’encanta, m’hi passaria encantat un parell de mesos. Hi ha moltes coses per veure, i més entendre la forma d’ésser de la gent. Més que veure, viure la ciutat. […]

Ummm, estic content d’estar assegut. No és el millor dinar de la meva vida, però passava de menjar un panet.”

Ma prochaine étape est Notre Dame de la Garde. Un petit ârret au Palais de Justice, et hop, à grimper.
Quand je pense que mon arrière grand mère a montée cette rue à genoux pour tenir sa promesse a Notre Dame. Quel courage! :-O

Una vegada a dalt del carrer

L’effort vaut la peine. La vue est magnifique!

Iles du Frioul

Je m’aperçois maintenant que mes photos ne transmettent pas cette sensation d’être au sommet de Marseille. L’intérieur de m’intéressait guère. C’est le paysage qui est surprenant. Il faut absolument rester là pendant au moins une demie heure. Observer Marseille, sans se presser. Il y a des milliers de détails. Je crois même qu’il ne faut pas prendre des photos, mais garder les images et cette sensation dans soi. Ce qui m’a aussi ému se sont les inscriptions remerciant Notre Dame. Le point négatif? Trop de touristes. Mais j’en était un, moi aussi. J’ai même acheté des souvenirs! Deux livres pour la famille, à partager. 🙂

15h15
“Després de visitar Notre Dame de la Garde, tot que ve és de regal.”

Je me suis encore trompé, car en descendant vers la Corniche, j’ai rencontré une fille de Belfort (ma ville de naissance) et son ami qui faisaient du footing. On a vite fais connaissance, et ils m’ont indiquer un tas de trucs intéressants à voir. Ils étaient vraiment sympa. Ils m’ont même proposer de me déposer en voiture, mais j’ai dit non, parce que je préférait de marcher le long de la Corniche.

Pont

Ma promenade m’a emmené jusqu’au Palais du Pharo. Je me suis assis sur le gazon et j’ai contemplé le Fort St Jean, deux jeunes s’entrainant pour jouer au foot, des oiseaux, quelques touristes… Tout était entouré d’une lumière orange. J’ai fait le tour et j’ai observé les bateaux qui entraient et sortaient du port. Le coucher du soleil ne s’est fait pas attendre. Nous étions là, assis, regardant la mer. Un homme faisait aussi des photos (mais avec un appareil plus professionnel que le mien).

L'homme qui prennait des photos pendant le coucher du soleil

Pendant ma visite, j’ai aussi constaté que les gens aiment bien Jean-Marie le Pen. Il y avaient des affiches politiques partout! Et seulement du Front National. J’ai eu peur!

Cité de la musique

Le soir, on est allés avec les copains espagnols de Toni, à une scène ouverte aux élèves de Jazz de la Cité de la musique. La salle était toute petite, dans une cave. Pourtant, la musique s’écoutait très bien. On était “en famille”. J’ai surtout aimé le 3ème et 4ème groupes.

Cannes

Ça fait 13 ans que je n’ai pas vu Robin, un copain de l’école. On s’écrit chaque année pour nous souhaiter un Joyeux Noël, mais je crois que la dernière fois qu’on s’est rencontrés c’était à Belfort, pendant mon séjour à Longwy. J’ai bien envi de savoir comment il va. Cependant, la communication est difficile, parce-que je nái pas son número de portable ni son e-mail. Je sais seulement qu’il habite à Cannes. Le jour de nos retrouvailles est-il arrivé? On va voir.

Le matin, je me lève de bonne heure pour prendre le train. Sur le quai, une petite fille me rappelle mes nièces. Elle court tout le long du quai avec son petit ours. Elle est si mignonne. Dans une vitrine, je vois une affiche pour récolter des légionnaires. Le train a du retard. Au moins une demi-heure. Pour une fois que j’étais à l’heure!

Un billet pour Cannes

Le voyage se déroule sans incidents. Devant moi j’ai un couple de français qui vont visiter leur fils à Lyon, et à coté une Dominicaine qui rouspète tout le temps. On commence à bavarder, et je leur raconte un peu ma vie. Je suis né à Belfort, j’ai vécu ma jeunesse à Majorque, et maintenant j’habite et travaille en Hollande. Le monsieur me parle de son boulot et son trouble avec les ordinateurs. Pourvu qu’il ne me demande pas de le lui réparer! Après, tout le monde se met à lire son bouquin. Quand ils sortent ses casse-croutes… Zut! Je n’ai rien prévu! Il ne me reste que quelques galettes St Michel, que je mastique lentement pour me faire des illusions d’un repas. Je crève de faim!

À 13h40, on arrive à Cannes. Il me faut une carte de la ville, car je ne sais pas où est la Rue Reyer. Et non, je n’ai pas Google Maps sur mon portable. Le bureau d’information touristique est fermé. Heureusement, je trouve une carte sur un mur et je le prends en photo. Allons-y!

Cannes et ses palmiers

Cannes est une belle ville. Je marche vers ma destination, avec le seule doute de m’arrêter pour manger ou d’aller d’abord chez Robin. Je suis trop nerveux et je vais directement chez lui. Il me faut regarder mon appareil photo plusieurs fois. Ce n’ai pas si facile à trouver. Après des tours et des contours, je trouve la rue, et le numéro. C’est une grosse maison, qui appartient a plusieurs personnes. On dirait une commune. Sur la sonnette, je vois bien son nom, mais pas son prénom. Je sonne. Une fois. Deux fois. Je regarde encore une fois la maison. Si seulement j’avais son téléphone… Attends. Je pourrais peut-être lui laisser une note. Comment faire pour entrer? J’essaye d’ouvrir, et hop, la porte s’ouvre. Je ne sais pas quelle est sa porte, mais j’écris quand même une note et je la mets dans sa boite aux lettres. Je reviendrai en fin d’après midi. Maintenant, je suis libre de visiter Cannes. Et de trouver à quoi bouffer!

Tous les restaurants sont fermés. Ici on mange aussi à midi, pas à 14h! Il ne me reste que des panini, une sorte de pain grillé et compressé. C’est bon, mais pas suffisant. Je rentre dans un jardin pour m’assoir et réfléchir. Un enfant joue avec un vélo. Deux hommes coupent les branches d’un arbre avec une tronçonneuse. Une fontaine projette de l’eau en l’air. Je suis un peu déçu, J’avais tellement d’espoirs…
Au moins j’ai essayé.

Je décide d’aller boire un café au port, mais quand j’étais en train de descendre l’avenue, je regarde le lycée que j’ai à côté. Il est magnifique! Et si j’entrais? Dehors il y a plein d’adolescents en train de bavarder. Dans la cour, des jeunes font de la gymnastique. Ça me rappelle mes années a l’IES Casasnovas. Je décide de franchir la porte. Personne ne me l’interdit. Pour une fois, j’ai vaincu ma peur.

À l’intérieur, je me sens transporté dans une autre époque. Je regarde des tableaux affiché aux murs. Je cherche les toilettes. Il doit y en avoir quelque part. Tout est si tranquille, on respire la paix dans cet endroit. Je marche le long des couloirs. Il n’y a presque personne.

Tout d’un coup, le riiiiing de fin des classes sonne. Le lycée palpite de vie. Les étudiants sortent des classes on vont à la cour pour bavarder et rencontrer ses amis. Je me sens un étranger, mais personne ne me regarde. Je fais semblant. Peut-être ils me prennent pour un nouveau prof. Je monte les escaliers. Dès le troisième étage, j’observe.
Je suis si heureux! La (sirene) sonne encore une fois, et les lycéens disparaissent à leur tour. Je descend et je trouve les toilettes. Cool!

Lycée Carnot

Je me promène encore un peu, conscient que je dois continuer mon chemin. Cependant. Cette scène resterait dans ma mémoire pour toujours. Avant de partir, je prends encore quelques photos, et je m’assois dans la cour. Deux filles se racontent leur histoires sous un arbre. Je sort “La part du mort”, et je lis un morceau. Je veux profiter au maximum de ces derniers instants. J’aimerai tant me mettre à courir, parler avec les élèves, être un de plus. Mais non, il ne faut pas rêver. Il est mieux comme ça. J’ai déjà arrivé loin.

Lycée Carnot

Mon dernier soupçon… travaillerait-il Robin, par hasard, dans cet établissement? Pourquoi pas le demander? Je rentre dans la réception et j’explique mon problème à la mademoiselle qui est assise derrière le bureau. Elle essaye, mais elle ne connait pas mon copain. Je ne me reconnait pas. J’ai eu le courage de demander!

Plage de Cannes

Le reste de la journée se déroule sans incidents. Je visite le Palais du Festival de Cannes et je fais plusieurs photos du boulevard et de la plage. Ensuite je décide de monter sur une petite colline, dans le Vieux Port. Je passe par une esplanade où les gens jouent à la petanque, comme à Sóller. C’est marrant. Je continue du coté de la mer et je trouve un vélo qu’on ne volera plus. Au sommet, une église et une belle vue du port.

Port de Cannes

Le temps passe vite. Je descends par des petites rues avec des restaurants de luxe, m’arrête au supermarché et je passe encore une fois chez Robin. Il n’est encore pas arrivé. Dommage. Il est temps de rentrer à la maison. Peut-être la prochaine fois j’aurais plus de chance.

Palais Longchamp, dernière visite

Mon vol de retour à Eindhoven pars à 14h10, donc j’ai encore le temps d’une dernière visite. Toni me recommande le Palais Longchamp. C’est près de la gare et il y a un musée.

Palais Longchamp

Le Palais est un monument à l’eau, mais ils étaient en train de le restaurer, et je n’ai vu aucune goute d’eau. Par contre, il y avait une exposition très intéressante en forme de spirale, symbolisant l’histoire de la vie dès le début des temps. J’ai beaucoup apprécié. En plus, une école est venu visiter, et tout d’un coup il y avait plein d’enfants. Ils étaient très content de sortir en excursion. J’ai eu envie de partager leur enthousiasme. Des fois, j’aimerai bien redevenir un enfant. Les mademoiselles qui les accompagnaient prenaient des photos pour l’album de l’école.

École visite le musée

Après je me suis promené dans le parc et j’ai visité le musée d’Histoire Naturelle. En bas, il y avait une exposition d’animaux de tous les continents, et en haut des animaux sauvages en ville. J’ai regardé ma montre et j’ai vite parcouru les salles. Il ne fallait surtout pas raté mon train!

Au revoir, Marseille!

À la gare, j’ai regardé encore une fois la ville de Marseille. Je ne voulais pas rentrer à la maison! J’ai passé de très beaux moments dans cette ville. Il y a autant de choses à faire! La mer, la montagne, le soleil… Merci Marseille! Et merci Toni! 😀

Retour à Delft

De retour aux Pays Bas, dans le bus de l’aéroport à Eindhoven, j’ai rencontré mon premier livre de BookCrossing: De Doolhof, un livre d’aventures médiévales en Hollandais.

Encore plus de photos sur mon set Marseille et Cannes 2009. 😉

Advertisements

2 Responses to Comment je suis tombé amoureux de Marseille

  1. korrey says:

    :-O
    Caldrà desengrassar el francés… quina currada t’has pegat!

  2. xesc says:

    Ja, encara me queda rellegir-ho una vegada més, que segur que hi ha alguna cosa a retocar, però ho volia publicar abans de partir de vacances. Ets ràpid comentant, eh? 😉

    Au, a prerarar la motxilla que faig tard!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: